Anne Barthel eBooks
eBooks di Anne Barthel editi da Phenix D Apos Azur Editions
Les salins de la haineRoman historique. E-book. Formato EPUB Anne Barthel - Phénix D&Apos;Azur Éditions, 2019 -
A la fin du XIXe siècle, la Compagnie des Salins du Midi se lance dans une vaste campagne de recrutement de mains d'oeuvre ouvrière. Parmi eux, Livio, un Italien qui a quitté son pays et la misère.La Compagnie des Salins du Midi lance à l'été 1893 le recrutement des ouvriers pour le battage et le levage du sel. L'embauche est en réduction en raison de la crise économique que connaît l'Europe alors que la perspective de trouver un emploi saisonnier a attiré, cette année-là, un plus grand nombre d'ouvriers. Ceux-ci se partagent en trois catégories surnommées - les « Ardéchois », paysans, pas forcément originaires d'Ardèche, qui laissent leur terre le temps de la saison, - les « Piémontais » composés d'Italiens originaires de tout le nord de l’Italie et recrutés sur place par des chefs d'équipe, les chefs de colle, - les « trimards » composés en partie de vagabonds. Livio quittera son Italie natale, dans l'espoir d'une "autre"vie, sans misère. Les recruteurs sont venus dans son village. Comme beaucoup d'autres, il suivra...Au travers du récit de la vie de Livio, découvrez l'histoire des ouvriers de la Compagnie des Salins du midi dans un roman historique complet et surprenant.EXTRAITLivio avait quitté Montaionne au lever du jour alors que le soleil commençait sa course là-bas derrière les cyprès qui barraient l’horizon. La casquette enfoncée sur le front, les coudes sur la barre d’appui de la fenêtre, il suivait des yeux la silhouette des arbres semblables aux quilles de bois sur le sable poussiéreux de la placette de son village, quand, les jours de fête, il les fusillait de loin avec la boule de buis patiné qui les couchait au sol avec un bruit mat. Il n’y avait pas de travail pour lui là-haut sur la colline. Tous les hommes étaient au chômage, et seuls, les vieux entretenaient leurs terres et parvenaient encore à nourrir les femmes et les enfants.Marcello, son cousin, l’avait précédé de quelques jours dans le sud de la France, où il s’était engagé pour le battage du sel aux salins d’Aigues-Mortes. Il avait promis à Livio de le faire embaucher dès qu’il aurait rencontré le chef de bricole chargé du recrutement de son équipe. Pour les équipes italiennes, il était italien et pour les françaises, c’était un français. On ne se mélangeait jamais, une compétition enragée régnait entre les deux communautés. Appelés aussi chefs de cole, ces chefs d’équipe intransigeants menaient les hommes au maximum de leur rendement. Ce n’était pas la première campagne de Marcello. Voilà trois ans qu’il partait ainsi pour un mois ou deux faire la récolte du sel et les vendanges dans le sud de la France, et qu’il ramenait assez de sous pour faire vivre chichement sa famille jusqu’au prochain été. Le travail était pénible, mais bien payé, et même si les Italiens n’étaient pas les bienvenus, ils étaient travailleurs, avaient peu d’exigences, contrairement aux journaliers français noyautés par des agitateurs.
Baptiste et ses proiesRoman. E-book. Formato EPUB Anne Barthel - Phénix D&Apos;Azur Éditions, 2018 -
Histoire d'un père de famille abusif.Père épanoui d'une famille nombreuse, Baptiste dirige et gère d'une main de fer la vie familiale. Il se donne tous les droits, tous les pouvoirs, en use et abuse à sa guise. Tous lui appartiennent, au gré de sa fantaisie et de ses pulsions, il jouit du corps de ses filles objets de désir et de satisfaction. Elles ne sont pour lui qu'objets de plaisir. Avec machiavélisme il entretient sous couvert d'une tendresse envahissante une telle ambigüité, qu'il sera pendant des décennies le père honnête et travailleur que tout le monde admire et respecte, jusqu'au jour où les fantômes du passé le rattraperont enfin. Malgré un silence étourdissant, la vérité va-t-elle enfin se révéler à tous ? Roman inspiré d'une histoire vraie Baptiste et ses proies révèle la personnalité monstrueuse d'un père tout puissant au sein de sa famille nombreuse.EXTRAITBref, un jour, je ferai moi aussi mon baluchon, et j’irai chercher mon père, comme Rémi dans le livre. Et là, ils seront bien attrapés quand je l’aurai trouvé.Fanny est si émue que ses yeux se brouillent. Elle se revoit quand elle sautait à la corde sous le préau de l’école, elle sent ses lourdes nattes battre son dos et se met à rire nerveusement en pensant à Hector Malot, le ballot de son enfance avant de reprendre sa lecture. Baptiste, mon grand-père, il est mineur. Il dit toujours qu’il travaille dur, plus dur que Finette. Pourtant il est toujours à la buvette ou à écouter la radio, alors que Grand-mère, elle est toute maigre, et elle arrête jamais. Pour te la décrire, c’est pas difficile, elle a les cheveux tout blancs et tout frisottés. Elle va chez le coiffeur qu’une fois par an, pour Noël. Alors, elle dit à la coiffeuse — Et puis serré l’indéfrisable, qu’il faut qu’il dure toute l’année ! — Moi j’aime bien, j’y passe tout le temps la main, c’est doux comme l’agneau dans la crèche. J’aime bien mes tantes aussi. Je dis rien pour pas faire de la peine à ma mère, mais elles sont toutes bien plus belles qu’elle. Elle, je trouve qu’elle ressemble à Baptiste. Il parait que grand-mère, elle était jolie quand elle était jeune.