Elisee Reclus eBooks
eBooks di Elisee Reclus editi da Ehs
L’évolution historique des sociétés humainesPages de sociologie préhistorique. E-book. Formato EPUB Élisée Reclus - Ehs, 2026 -
On se laisse aller facilement à répéter comme des vérités acquises les hypothèses commodes et plausibles qui dispensent de réfléchir. En vertu de cette routine, on nous dit que l’humanité a passé successivement par des états de civilisation bien distincts ayant pour caractéristique le mode de conquérir sa nourriture. Les temps primitifs pour tous les hommes auraient été ceux pendant lesquels ils sustentaient leur vie par la cueillette, la chasse et la pêche. Puis serait venue la période de la vie pastorale, et l’agriculture à son tour aurait suivi les âges de l’existence nomade à la garde des troupeaux. Condorcet, énumérant les « dix périodes » qu’il distingue dans l’histoire de l’humanité, désigne expressément la « formation des peuples pasteurs » et « le passage à l’état agricole, » comme les deux premières étapes du grand voyage de progrès accompli jusqu’à nous. Mais l’étude détaillée de la Terre nous prouve que cette succession prétendue des états est une pure conception de l’esprit en désaccord avec les faits…
L’Homme et la NatureL’action humaine sur la géographie physique, et Sentiment de la nature dans les sociétés modernes. E-book. Formato EPUB Elisée Reclus - Ehs, 2025 -
À mesure que les peuples se sont développés en intelligence et en liberté, ils ont appris à réagir sur cette nature extérieure dont ils subissaient passivement l’influence ; devenus, par la force de l’association, de véritables agents géologiques, ils ont transformé de diverses manières la surface des continents, changé l’économie des eaux courantes, modifié les climats eux-mêmes… L’action de l’homme donne la plus grande diversité d’aspect à la surface terrestre. D’un côté elle détruit, de l’autre elle améliore ; suivant l’état social et les progrès de chaque peuple, elle contribue tantôt à dégrader la nature, tantôt à l’embellir. Campé comme un voyageur de passage, le barbare pille la terre ; il l’exploite avec violence sans lui rendre en culture et en soins intelligents les richesses qu’il lui ravit ; il finit même par dévaster la contrée qui lui sert de demeure et par la rendre inhabitable. L’homme vraiment civilisé, comprenant que son intérêt propre se confond avec l’intérêt de tous et celui de la nature elle-même, agit tout autrement… Devenu « la conscience de la terre », l’homme digne de sa mission assume par cela même une part de responsabilité dans l’harmonie et la beauté de la nature environnante.
L’océanÉtude de physique maritime. E-book. Formato EPUB Elisée Reclus - Ehs, 2023 -
Pour la plupart des hommes, les continents, qui s’étendent à peine sur le quart de la surface planétaire, sont les seules parties de la rondeur du globe dignes d’être connues, et la mer n’est autre chose qu’un sombre chaos sans limite et sans fond. Les savants eux-mêmes sont portés, par une illusion d’optique intellectuelle, à donner aux phénomènes des régions continentales un rôle géographique beaucoup plus grand qu’à ceux des régions océaniques : ainsi nos ancêtres, tout en voyant au-dessus de leurs têtes s’arrondir l’espace infini rempli d’étoiles et de nébuleuses, ne considéraient cette immensité que comme une simple coupole reposant sur le large édifice de la terre. Et pourtant, si l’influence de l’océan dans l’économie générale du globe n’est point relativement étudiée avec le même soin que l’action des rivières qui coulent dans les plaines et des sources qui jaillissent dans les creux des collines, cette influence n’en est pas moins de premier ordre, et c’est d’elle que dépendent tous les phénomènes de la vie planétaire. « L’eau est ce qu’il y a de plus grand ! » s’écriait Pindare dès les origines de la civilisation hellénique, et depuis la science nous a révélé que les continents eux-mêmes se sont élaborés au sein des mers, que sans elles le sol, pareil à une surface métallique, ne pourrait donner naissance à aucun organisme. Ainsi que le racontent poétiquement presque toutes les cosmogonies des peuples primitifs, la terre est « fille de l’océan. » Dans cette étude nous résumerons d’une manière générale l’état de nos connaissances sur les questions de physique et de géographie maritimes discutées par les savants. Il importe de nous rendre compte des recherches faites à cet égard, car la science de la mer est encore bien loin d’être établie. À PROPOS DES AUTEURSJacques Élisée Reclus, né le 15 mars 1830 à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) et mort à Thourout en Belgique le 4 juillet 1905, est un géographe et militant anarchiste français. Communard, théoricien anarchiste, c'est un pédagogue et un écrivain prolifique. Membre de la Première Internationale, il rejoint la Fédération jurassienne après l'exclusion de Michel Bakounine. Avec Pierre Kropotkine et Jean Grave, il participe au journal Le Révolté. En octobre 1894, avec d'autres professeurs démissionnaires, il crée à Bruxelles l'Université nouvelle. Précurseur de la géographie sociale, de la géopolitique, de la géohistoire, de l'écologisme et de l'écologie, il était également végétarien, naturiste, partisan de l'union libre et espérantiste.Charles Nordmann est un astronome français. Recruté par le directeur de l’observatoire de Nice, Henri Perrotin, il cherche à détecter les ondes radio émises par le Soleil. Il mène son expérience sur les pentes du Mont Blanc (Alpes françaises), à 3100 mètres d'altitude, au mois de septembre 1901. Malheureusement il effectue ces mesures pendant une période d'activité solaire minimum, et les résultats sont négatifs. Dans sa thèse, soutenue en 1903, il décrit l’expérience négative du Mont Blanc, tout en considérant comme « infiniment probable l'émission par le Soleil d'ondes électriques ».