Maxence Van Der Meersch eBooks
eBooks di Maxence Van Der Meersch editi da Librorium Editions
Pêcheurs d’Hommes. E-book. Formato EPUB Maxence Van Der Meersch - Librorium Editions, 2026 -
Ce jour-là, bien qu’on fût en septembre, il avait fait très chaud. En revenant du bureau de la rue Nain, où j’étais allé faire pointer ma carte de chômeur, je me sentis un grand mal dans la tête et je rentrai me coucher.Il y a très longtemps que j’éprouve ces douleurs-là. Cela commença d’abord par des migraines, chaque après-midi. Puis cet état s’est aggravé. J’allai avec maman voir le docteur. Et nous sûmes que j’avais une mastoïdite et qu’il était grand temps de me trépaner. Le médecin avait dit qu’après je serais guéri. Mais, l’opération faite, ma tête a tout de même continué à me faire mal. Si bien que j’ai longtemps eu peur, et ma mère plus encore que moi, qu’on doive de nouveau m’opérer, un jour ou l’autre.
La maison dans la dune. E-book. Formato EPUB Maxence Van Der Meersch - Librorium Editions, 2023 -
Sylvain était un homme de trente ans, grand et large d’épaules, avec une tête qui plaisait par quelque chose de naïf et de franc répandu sur ses traits. Il avait des cheveux châtains, mal plantés, taillés en brosse et dominant son front haut. Son nez d’ancien boxeur était aplati et élargi à la base, sans être pour cela complètement déformé. Ses yeux bruns étaient petits et brillants, – celui qu’on lui voyait, tout au moins, car l’autre était entièrement masqué par une énorme enflure violacée. Cela l’enlaidissait, lui déformait le visage, sans parvenir à rendre antipathiques ses traits où se lisait une certaine douceur candide contrastant singulièrement avec son physique d’athlète. Il était vêtu en maçon.
L’Empreinte du dieu. E-book. Formato EPUB Maxence Van Der Meersch - Librorium Editions, 2023 -
La voiture avait traversé le village, et suivait un étroit pavé montant. On laissait derrière soi la Lys, rivière traînante. On allait lentement vers une ligne de hauteurs continues, que jalonnaient des files de peupliers et des moulins à vent, sur le ciel gris de novembre. L’auto, un fort cabriolet huit cylindres, couleur havane, laminait sous ses larges pneus les flaques de boue, en jaillissements sales. Et Domitien Van Bergen, au volant, évitait tant bien que mal les caniveaux et les fondrières, sur l’étroite chaussée, défoncée en cette saison par les derniers charrois de betteraves. Une bise cinglante et dure enveloppait la voiture et sifflait dans les arbres nus du chemin.