Maxime Du Camp eBooks
eBooks di Maxime Du Camp editi da Ehs
La poste aux lettresHistoire et développement de l'administration postale à Paris. E-book. Formato EPUB Maxime Du Camp - Ehs, 2026 -
On ne trouve aucune trace de l’institution des Postes durant lessiècles de barbarie qui suivent la chute de l’empire romain. C’est àCharlemagne qu’appartient, en France, l’honneur de s’être occupé le premier deleur organisation. Cette haute et merveilleuse intelligence devina les servicesqu’elles pouvaient rendre en rattachant à un centre commun les diversesprovinces de son vaste empire. Il répara les voies militaires dont les Romainsavaient sillonné la Gaule, et institua peu de temps après des courriers quis’appelèrent veredarii ou cursores. De Charlemagne à Louis XI on ne put se procurer de nouvelles desprovinces que par l’entremise des messagers, que l’Université avait seule ledroit d’envoyer dans les principales villes du royaume. L’esprit vif etpénétrant de Louis XI devina bientôt tout le parti qu’on devait tirer decette institution…
Les Parisiens au XIXe siècleUne histoire de la ville de Paris, sa population et ses mœurs. E-book. Formato EPUB Maxime Du Camp - Ehs, 2026 -
« Laville de Paris est située dans une belle plaine, précisément au cœur de laFrance », dit l’Arioste dans le quatorzième chant de Rolandfurieux ; cette géographie de fantaisie est moralement exacte ;Paris est une miniature de la France ; toutes les professions y sontreprésentées… Paris s’accroît sans cesse, et avant cinquante ans des maisons couvrirontles champs où la charrue passe encore aujourd’hui. Les transformations sontrapides et si radicales, qu’elles enlèvent tout souvenir des chosesantérieures ; il n’y a pas plus de quinze années que des chèvres et desvaches broutaient les maigres pâturages où circulent aujourd’hui les rues duquartier de l’Europe ; des blanchisseuses tendaient leur linge surl’emplacement où s’élève l’église Saint-Augustin, et les soldats faisaientl’exercice sur les terrains où passe le boulevard Malesherbes. Les exigences dela population ne se ralentissent pas ; que sont devenus les grands jardinsque l’on voyait au début du règne de Louis-Philippe ? Ceux qui subsistentencore n’ont plus que des jours de grâce ; à la fin du siècle, Paris seraun immense pâté de maisons…
Les chemins de fers et les voitures publiques à ParisExposé historique. E-book. Formato EPUB Maxime Du Camp - Ehs, 2022 -
Pendant longtemps on ne put voyager en France qu’à pied ou à cheval, et la voiture faisant de longs trajets est une invention relativement moderne. Les premiers coches appartenaient à l’Université, dont les messagers étaient primitivement destinés à amener les écoliers à Paris et à les reconduire dans leur province. Ils partaient fort au hasard, selon le temps qu’il faisait, selon la saison, selon leur fantaisie. En 1517, on voit s’établir entre Paris et Orléans le premier service de carrosses. Henri IV, guidé par Sully qui semble avoir toujours été préoccupé de faire communiquer les différentes parties de la France les unes avec les autres, institua un surintendant général des carrosses publics, et le parlement ne dédaigna pas de fixer lui-même le prix des places ; en 1610, au moment de la mort du roi, les coches mettaient Paris en relations suivies et régulières avec Orléans, Châlons, Vitry, Château-Thierry et quelques autres villes. Louis XIV, qui voulait que tout en France découlât directement de l’autorité royale, ordonna en 1676 que les divers services de messageries, de coches, de carrosses, seraient réunis à la ferme des postes. C’était donner à cette dernière administration un labeur au-dessus de ses forces ; aussi, ne conservant que le transport des dépêches, elle abandonna celui des personnes et des marchandises à différents industriels qui l’acceptèrent à bail débattu. Cet état de choses dura jusqu’en 1775. À cette époque, le roi, réunissant au domaine les concessions précédemment faites, racheta tous les baux et fit créer un service de voitures uniformes pour tout le royaume... Ce fut là en réalité le premier service public, régulier, sérieux, responsable, établi en France pour le transport des voyageurs ; il constituait un progrès remarquable et était un véritable bienfait pour la population.