Lolve Tillmanns eBooks
eBooks di Lolve Tillmanns di Formato Epub
RosaRoman familial. E-book. Formato EPUB Lolvé Tillmanns - Cousu Mouche, 2015 -
Un grand roman familial où se dresse une galerie de portraits émouvantsRosa, sur son lit d’hôpital, demande à ses petits-enfants de bien vouloir écrire l’histoire de leur vie. Cette autobiographie familiale embrassera les générations et mettra en lumière les secrets les mieux cachés.Becca l’artiste culte et toxicomane, Isaac le religieux qui a refermé son piano, Mario l’impresario new-yorkais ou encore Lilah la benjamine insouciante, confient leur vie où se mêlent la Suisse et les États-Unis, la névrose et les outrances, la création et l’identité juive.Une fresque qui remonte le temps et se frotte à notre histoireEXTRAITLe téléphone sonne de longues minutes. Mon corps se lève, je décroche. J’entends vaguement la voix de mon père à l’autre bout du fil. Bizarrement, il parle anglais, sa langue maternelle, en lieu et place de son habituel français patiné d’expressions italiennes. Je me réveille enfin lorsqu’il me dit : Ta grand-mère a fait une attaque.CE QU’EN PENSE LA PRESSE- « Tout le monde a entendu parler de l’effet papillon, partie essentielle de la théorie du chaos, le dernier roman de Lolvé Tillmanns, Rosa pourrait en être une désespérante illustration : la famille de Rosa n’est pas heureuse, et c’est un euphémisme. (…) Construit avec une rare finesse, passant d’un personnage à l’autre –un peu à la manière, plus serrée, de Lawrence Durrel dans son « Quatuor d’Alexandrie », Lolvé Tillmanns distille petit à petit le poison familial. Si le ton du livre apparaît un peu trop froid, voire clinique, il soutient avec force le secret qui se raconte par petite touches. Un très grand roman de cette rentrée. » Bernadette Richard, Notre Temps – Viva la Vida- « Roman polyphonique pour huit voix et deux narrateurs. Ambitieux et complexe. Un récit cohérent. Parfaitement maîtrisé qui plus est. Lolvé Tillmanns s’est documentée. Beaucoup. Assez pour nous entraîner d’un pas sûr dans les quartiers de New-York, dans les méandres de la culture hébraïque, jusque dans l’enfer des camps nazis. Huit récits, huit destins mêlés, huit mémoires imbriquées pour dire le poids de l’hérédité, la quête difficile de l’identité et par-dessus tout la toute-puissance des mots. » Marlène Métrailler, Radio Télévision suisse- « Lolvé Tillmanns nous offre un bouquet de personnages déroutants, fascinants et attachants, malgré leurs outrances et leurs fêlures. Affres de la création, drogues, dépressions, amitiés trahies et suicide passent ainsi sous une plume experte qui va gratter au plus près de l'âme de ses personnages. Un grand roman familial. » Le livre sur les quaisA PROPOS DE L’AUTEURLolvé Tillmanns avait frappé fort avec 33, rue des Grottes, un ouvrage où la chronique de voisinage virait sans prévenir au récit apocalyptique. Voici maintenant Rosa, une ample chronique familiale, qui remonte à la source des troubles et des identités.Lolvé Tillmanns parle d’histoire, de dépendance, de création sans rien occulter des tourments de ses personnages. Un roman qui embrasse large, sans concession, mais sans jugement. Pas de doute, Lolvé Tillmanns est en train de bâtir un œuvre forte et originale. Et Rosa en sera une date marquante
33, rue des grottesLa survie dans un monde rendu à sa sauvagerie. E-book. Formato EPUB Lolvé Tillmanns - Cousu Mouche, 2015 -
Genève, entre grands rêves et petites fêlures, la survie deviendra l'objectif numéro un.Genève, un immeuble tranquille. De la cave à l’attique, des univers se côtoient, dans ce quartier des Grottes où les êtres se mélangent, semble-t-il mieux qu’ailleurs, et où rien de grave ne saurait arriver. Et puis cela arrive. Un message en majuscules qui défile sur l’écran plat. Et la charmante chronique devient le manuel de l’impossible survie. Tour à tour narrateurs, protagonistes, bourreaux ou victimes, Caroline, Bekim, Mei et les autres seront poussés au bout d’eux-mêmes, avec une troublante maestria.Un microcosme de figures humaines réaliste et saisissantEXTRAITJ’allume l’ordinateur, clique sur le navigateur qui me relie au reste du monde. Rien. La connexion Internet n’est pas disponible. Je me tourne alors vers la télévision, il me faut cinq bonnes minutes pour retrouver la télécommande, pourtant sagement à sa place dans le tiroir de la table basse. Sur un fond noir, un message défile. Je zappe frénétiquement, mais les mots glissent, toujours identiques, sur l’écran :LES AUTORITÉS VOUS DEMANDENT DE RESTER CHEZ VOUS, PLUS D’INFORMATIONS DANS LA JOURNÉE LES AUTORITÉS VOUS DEMANDENT DE RESTER CHEZ VOUS, PLUS D’INFORMATIONS DANS LA JOURNÉE LES AUTORITÉS VOUS DEMANDENT DE RESTER CHEZ VOUS, PLUS…Je tombe comme une masse dans le canapé, mes pensées se bousculent, incohérentes. Il n’est que six heures du matin, mais je suis complètement épuisée, comme vidée par une journée beaucoup trop pleine. J’entends alors Stéphane, il semble se plaindre – ce qu’il ne fait jamais –, il m’appelle. Quelque chose de froid creuse un trou dans mon corps.Le drap est trempé de sueur, j’y passe la main sans comprendre comment j’ai pu passer la nuit dans ce lit sans rien remarquer. Stéphane est brûlant, ses yeux brillent dans la pénombre de la chambre et ses longs cheveux sont collés à son crâne. Il tremble. Mais il me sourit, me demande un peu d’aspirine. Je lui en promets avant de me précipiter sur mon téléphone. J’appelle le 144. Il n’y a pas de tonalité, pas de répondeur, rien. Je fouille la veste de Stéphane, cherche son vieux portable tout rafistolé, compose encore le 144. Rien. J’appelle mon père, il vit très loin, au Canada, mais c’est le seul numéro dont je parviens à me souvenir. Mais je n’entends rien. J’essaie alors tous les numéros que je trouve dans la liste des contacts de Stéphane – pas plus d’une dizaine –, mais ça ne sonne jamais et je reste impuissante avec un stupide morceau de plastique contre mon oreille glacée.CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE« Se pose la question de la survie, dans un monde rendu à sa sauvagerie, chacun oscillant sur le fil entre égoïsme, méfiance et nécessaire soutien mutuel. Lolvé Tillmanns va au bout de son exploration d’une société soudain livrée à elle-même, redevenue jungle, et pointe la fragilité des règles civilisées qui régissent les rapports humains : c’est avec une rapidité confondante que l’homme, confronté à la peur, devient sans complexes un loup pour l’homme. » (Anne Pitteloud, Le Courrier).A PROPOS DE L’AUTEURNée en 1982, à Morges, Lolvé Tillmanns a décidé un beau jour de quitter le marketing pour la littérature. Nul doute qu’elle a fait là un choix judicieux.