Hatem M Apos Rad eBooks
eBooks di Hatem M Apos Rad
Révolutions arabes et JihadismeEssai politique. E-book. Formato EPUB Hatem M&Apos Rad - Nirvana, 2018 -
Dans le sillon des Révolutions arabesLa première dérive des Révolutions arabes provenait de la « théologie politique », celle des partis islamistes, de l'Internationale des Frères musulmans, tantôt jouant, tantôt pas, le jeu démocratique, tantôt immodérées, tantôt modérées. Les Révolutions arabes ont ensuite, deuxième dérive, donné prétexte aux groupes terroristes islamistes, aussi divers que redoutables, et au premier rang desquels se trouve Daech, d'intervenir aussitôt dans la région. C'est le temps des « Assassins ». Les révolutions sont tragiques. Le jour où les peuples arabes ont eu l'occasion historique de sortir de leur torpeur, ils sont devenus menacés par une autre forme de torpeur. Ils ont chassé le dictateur civil ou militaire, ils n'ont pu éviter le tyran théocrate, ou le mercenaire sanguinaire de la religion.Un essai politique qui fait la lumière sur l'histoire arabo-musulmane récente.EXTRAITDéfiant les pesanteurs de l’histoire arabo-musulmane et les interprétations culturalistes, les sociétés arabes ont enfin décidé, presque par hasard, d’abattre leurs dictateurs indétrônables et leurs régimes irréformables, sous l’effet de la soudaine et audacieuse révolution tunisienne. Les hommes ont refusé de rester dans la barbarie et le despotisme. Ce n’est pas tout à fait, comme le croyait Hegel, la Raison qui, en conceptualisant les évènements de la Révolution, les déchainements, les passions et les aveuglements des hommes, a transformé l’Histoire arabe comme moment de réalisation de la liberté. C’est plutôt la liberté initiale des hommes et des peuples, et leurs passions, qui ont tenté de raisonner l’Histoire, la leur. La Révolution arabe est un impensé. Elle a été d’abord Liberté, spontanéité, puis Raison. Pas l’inverse. Et encore, les Révolutions arabes tardent à retrouver leur Raison dans l’infernale transition. L’affront de la déraison est aussi puissant, aussi vivace. Révolution et contre-révolution, progrès et passéisme, compromis et violence supportent tous ensemble le « processus révolutionnaire », que les médias occidentaux ont dénommé le « printemps arabe ».À PROPOS DE L'AUTEURHatem M’rad est professeur agre´ge´ de science politique a` la Faculte´ des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis. Il est Pre´sident-fondateur de l’Association Tunisienne d’Etudes Politiques, et ancien membre du Comite´ Exe´cutif de l’International Political Science Association (IPSA). Il est l’auteur, entre autres, de Libe´ralisme et liberte´ dans le monde arabo-musulman (Les Cygnes, Paris, 2011) ; Le de´ficit de´mocratique sous Bourguiba et Ben Ali (Nirvana,2015) ; Libe´ralisme et antilibe´ralisme dans la pense´e politique (Les Cygnes, 2016) ; Tunisie, de la re´volution a` la constitution (Nirvana, 2014); De la Constitution a` l’accord de Carthage (Nirvana, 2016). Il tient une chronique hebdomadaire au journal nume´rique Le Courrier de l’Atlas.
Le Dialogue National en TunisiePrix Nobel de la Paix 2015. E-book. Formato EPUB Hatem M&Apos Rad - Nirvana, 2015 -
Le dialogue authentique, les compromis, les consensus qui permirent de débloquer la crise politique et institutionnelle tunisienneLe présent ouvrage est le produit final d’une enquête de terrain, lancée en novembre 2014 et achevée en juillet 2015, et qui a permis de recueillir des données de première main auprès des parties prenantes engagées dans le Dialogue national, à travers 26 interviews conduites avec des leaders et responsables de partis politiques, des représentants du Quartet, les médiateurs du dialogue (UGTT, UTICA, l’Ordre des Avocats et LTDH) et des figures de la vie politique qui ont participé au Dialogue national ou qui l’ont observé de l’extérieur. Ces données ont été enrichies par les résultats de quatre Focus groups (entretiens collectifs), organisés à Tunis, Bizerte, Sfax et Douz, tendant à recueillir des informations sur les perceptions du Dialogue national à partir d’un échantillon restreint composé de 32 personnes représentant l’opinion publique à travers différentes régions du pays aussi bien du nord que du sud.Bilan d'une étape décisive dans l'histoire actuelle de la TunisieEXTRAITL’idée du Dialogue national a toujours été placée en arrière-plan dans la transition tunisienne. Un procédé qu’on agite à la moindre difficulté, au moindre blocage. Un procédé qui n’est pas certes inventé par la Tunisie, mais qui a été mis en œuvre d’abord dans les pays africains, comme au Kenya (2008), au Sénégal (2009) ou au Soudan (2014), et qui a été expérimenté aussi dans certains pays arabes après le printemps arabe, comme au Bahreïn en 2011, au Yémen en 2014, ainsi que des tentatives en Libye en 2013, 2014 et 2015.Il faut reconnaître qu’en Tunisie, le Dialogue national a pu aller jusqu’au bout de sa logique. Ce dialogue a pu réunir des acteurs politiques, des organisations professionnelles, syndicales et des représentants de la société civile, comme dans les « Assises nationales du Sénégal », qui ont largement permis de débloquer une grave crise politique et institutionnelle, une situation sans issue, à travers des procédés d’ordre dialogique et consensuel.CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE« Le Dialogue national scientifiquement analysé et séquencé dans l’ouvrage éponyme, fraîchement publié par l’Association tunisienne d’études politiques. Etape que le livre publié reprend avec le souci de la précision académique. (…) On s’intéresse à l’expérience tunisienne. Le dialogue né au forceps suite à des négociations ardues et parfois nocturnes s’est imposé dans une période instable, comme étant la seule issue pacifique pour un pays en transition qui cherche ses repères et modalités de gouvernance. Processus qui s’est soldé par un franc succès ; un gouvernement élu a accepté de partir et un cabinet provisoire a été investi. » - Hella Lahbib, La Presse de Tunisie Le Dialogue national tunisien a été récompensé par le prix Nobel de la Paix 2015 A PROPOS DE L'AUTEURHatem M’RAD est professeur de science politique à la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis. Il est Président-fondateur de l’Association Tunisienne d’Etudes Politiques et Membre de l’Association Française de Science Politique. Il s’intéresse notamment aux questions relatives au libéralisme, à l’opinion publique, à la gouvernance et aux partis politiques. Il est notamment l’auteur de Place de la procédure dans la diplomatie de conférence (Centre de Publication Universitaire, 2001), L’opinion publique mondiale (CPU, 2006), Libéralisme et adversité (CPU, 2008). Il publie également des articles de presse dans différents journaux.Avec la collaboration de Maryam BEN SALEM, Khaled MEJRI, Moez CHARFEDDINE, Belhassen ENNOURI et Monia ZGARNI.
De la constitution à l'accord de CarthageLes premières marches de la IIe République. E-book. Formato EPUB Hatem M&Apos Rad - Nirvana, 2018 -
La IIe Re´publique est peut-e^tre mal ne´e.La IIe Re´publique est peut-e^tre mal ne´e. Elle est en train de payer le prix d’une Constitution un peu trop transactionnelle, objet de tiraillements et de marchandages politiques entre se´culiers et islamistes. Ces derniers, ont rudement ne´gocie´ a` l’ANC, en position de force, un re´gime parlementaire tendant a` l’e´clatement des pouvoirs entre plusieurs autorite´s politiques, de telle sorte que me^me renvoye´s a` l’opposition, ils puissent de´tenir encore de l’influence a` de´faut des clefs de l’Etat. Pour contourner l’obstacle politique, rassurer une opinion de´sempare´e, contrarie´e par la lenteur des re´formes, la monte´e de la corruption et la gravite´ de la situation e´conomique, le Pre´sident de la Re´publique a propose´ aux diffe´rents partis l’ide´e d’un gouvernement d’union nationale, devant mettre en œuvre d’un commun accord un programme d’urgence contenant une liste de priorite´s, en vue de faire rede´marrer la machine e´tatique, essoufle´e par les crises multiples.Ce livre retrace les diffe´rents e´ve`nement qui ont marque´ cette pe´riode qui a vu les premiers line´aments, voire les premiers balbutiements, de la nouvelle Re´publique, symbolisant la rupture avec le syste`me autoritaire.EXTRAITDans les régimes parlementaires habituels, tant les gouvernements de coalition (coalitions restreintes ou élargies) que les gouvernements d’union nationale sont dirigés par un premier ministre issu du parti détenteur de la majorité électorale. Il s’agit d’ordinaire d’un homme politique de premier plan. Ces gouvernements peuvent inclure tous les partis qui veulent bien y participer, pour peu qu’ils se mettent d’accord sur un plan ou charte de gouvernement, et tous les technocrates possibles. Pourquoi Essebsi tient tant à faire passer le message (adressé surtout à Ennahdha) qu’un premier ministre indépendant est la seule preuve de son intention de ne pas gouverner seul ? On peut ne pas gouverner seul et mettre un premier ministre de Nida. Puisque les autres partis acceptent d’y être. Dans ce cas, peu importe qu’Ennahdha soit au gouvernement ou pas, le gouvernement est tenu par le parti majoritaire et par un homme politique de premier plan. On aurait respecté l’esprit du gouvernement parlementaire. Et on aurait satisfait ainsi et les électeurs de Nida et de ses alliés, ainsi que la base du parti, sans mécontenter totalement les autres composantes du gouvernement.À PROPOS DE L'AUTEURHatem M’rad est professeur agre´ge´ de science politique a` la Faculte´ des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis. Il est Pre´sident-fondateur de l’Association Tunisienne d’Etudes Politiques, et ancien membre du Comite´ Exe´cutif de l’International Political Science Association (IPSA). Il est l’auteur, entre autres, de Libe´ralisme et liberte´ dans le monde arabo-musulman (Les Cygnes, Paris, 2011) ; Le de´ficit de´mocratique sous Bourguiba et Ben Ali (Nirvana,2015) ; Libe´ralisme et antilibe´ralisme dans la pense´e politique (Les Cygnes, 2016) ; Tunisie, de la re´volution a` la constitution (Nirvana, 2014); De la Constitution a` l’accord de Carthage (Nirvana, 2016). Il tient une chronique hebdomadaire au journal nume´rique Le Courrier de l’Atlas.