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Contes empruntés à La FontaineRecueil de contes. E-book. Formato EPUB Chérif Arbouz - Upblisher, 2018 -
Un recueil de contes inspirés de La FontaineLes contes de La Fontaine sont la face cachée de son œuvre. Du poète et moraliste, on connaît les fables. Nombre de leurs vers sont devenus des proverbes comme « Petit poisson deviendra grand » (Le Petit Poisson et le Pêcheur) ou « Aide-toi, le Ciel t’aidera » (Le Chartier embourbé) !Avec les contes, point de transposition animale, les acteurs sont des êtres humains, leurs travers incontestablement les nôtres : cupidité, vol, tromperie, adultère, concupiscence, péché, tout y est ! et « pire encore », sous le couvert des rimes, le poète ose la licence, raille avec férocité l’hypocrisie des membres du clergé, et fait ainsi réfléchir et rire son public. Enfer et damnation ! C’est à peu près le sort réservé à ces contes, mis à l’index puis oubliés.Découvrez, au travers de ce recueil, l'influence de La Fontaine dans des contes mettant en scène la nature humaine et ses travers : vols, tromperies, cupidité. Une critique sociale qui résonne encore aujourd'hui !EXTRAIT DE L'ermiteFrère Luce un jeune ermite passait pour saint et en avait l’apparence. Revêtu d’une houppelande, ample robe grise munie d’un capuchon et de surcroît ceinte d’une corde, il allait et venait pieds nus dans des sandales, et l’on voyait suspendus à sa grossière ceinture, d’un côté un long chapelet, et de l’autre une écuelle destinée à recevoir des offrandes.Ainsi donc se présentait Frère Luce, et pour gîte il disposait d’une cabane en un bois situé non loin d’un gros bourg où chacun le connaissait, puisqu’il y quémandait pour satisfaire à ses besoins. Respecté de tous, y compris du curé de la paroisse, il vivait dans une aisance relative, grâce à la générosité des habitants. Cependant, ainsi qu’on le verra, son accoutrement et son air humble, cachaient en vérité le plus dangereux paillard qui puisse exister.À l’extrémité du bourg qu’il fréquentait, était une chaumière isolée, laquelle abritait Françoise, une veuve, et Janette sa fille. Celle-ci, âgée de dix-huit ans, était remarquablement jolie quoique non coquette, et à cela il faut ajouter qu’elle tenait de sa mère une extrême naïveté. Toutes deux en effet, ne faisaient que peu de différence entre ce qui était banal et ce qui ressortait de l’extra ordinaire.Frère Luce au cours de ses pérégrinations, avait remarqué Janette, et l’ayant guignée de dessous sa capuche, son regard se fit concupiscent, l’amenant à se dire : « Frère Luce, voilà si tu sais t’y prendre de quoi t’offrir d’agréables moments. »Chérif Arbouz connaît bien ces contes, et s’interroge sur la meilleure manière de les faire découvrir à un public contemporain. Avec un infini respect, et beaucoup de talent, il entreprend de les réinterpréter : il passe des vers à la prose, en conserve l’essentiel, élimine ce qu’ils ont de circonstanciel. Ce pari audacieux, il le gagne ! Il trouve les mots et le style qui rajeunissent ces textes tout en conservant l’humour, la liberté de ton mais aussi la morale si bien que l’équilibre entre le message et la forme est agréablement préservé.Enfin, l’auteur a souhaité ajouter à la fin du recueil trois des contes dans leur forme originale.
C'était en Algérie au temps des coloniesCentenaire de l'Algérie (1830-1930). E-book. Formato EPUB Chérif Arbouz - Upblisher, 2016 -
Chacun a son histoire, Chérif Arbouz raconte celle de quelques algériens hors du communIl a beaucoup été écrit sur le passé colonial de l’Algérie, le désir de soutenir une thèse l’emportant souvent sur une honnête relation historique exempte de toute passion. Dans le présent ouvrage, il ne s’agit nullement d’Histoire, mais de simples histoires vraies. Elles constituent une suite de récits se rapportant à des vécus authentiques, lesquels sont relatés d’une manière plaisante et instructive à la fois. Les personnages mis en scène ne sont cependant pas des gens ordinaires, bien au contraire, et c’est pourquoi, en leur temps, ils ont acquis une notoriété suffisante pour qu'elle leur survive. L'Algérie, pays de tradition orale, a eu ses conteurs publics depuis les temps les plus anciens jusqu’à la fin de l’époque coloniale. Parallèlement à cela, l’actualité offrait l’occasion de mettre en valeur les faits et gestes de tel ou tel personnage, lorsque ceux-ci étaient dignes de susciter l’intérêt. L’auteur a réuni toute cette matière pour publier le présent ouvrage. Ainsi, par exemple, le lecteur découvrira dans ce livre, l’histoire d’un meunier rappelant Maître Cornille, ou celle de deux instituteurs, l’un Corse et l’autre Kabyle, rivalisant de roublardise sur fond de pédagogie. S’agissant d’instituteurs, toute la deuxième partie du livre est consacrée à l’un d’entre eux, dont la remarquable personnalité lui permit de se faire une place au soleil dans un village de colonisation. De fil en aiguille et d'est en ouest du pays, le lecteur découvrira de façon très agréable comment les gens vivaient leur siècle dans le dernier quart de l’époque coloniale en Algérie.Une suite de récits historiques pour plonger dans la vie et les mœurs de l’Algérie colonialeEXTRAITFaisant partie de la génération dont la prime jeunesse a eu comme cadre l’Algérie des années trente à cinquante du siècle dernier, c’est en qualité de témoin de cette période que je me suis employé à faire revivre des moments choisis de celle-ci, à travers une suite de récits. L’Algérie était alors colonie française, mais ce n’était déjà plus celle de nos parents, et encore moins celle de 'nos grands parents, telle que ceux-ci en parlaient, car beaucoup de choses avaient entre temps changé. Revenons-en maintenant au livre lui-même.Celui-ci comporte deux parties distinctes, et la première, sous le titre « Anecdotes et récits d’époque. », est l’expression de ce qui se racontait ici et là, moi-même étant parfois impliqué en qualité d’acteur, sous tel ou tel pseudonyme. Ces authentiques relations ont été choisies parce qu’elles mettent en relief des manières d’être, de penser ou d’agir, propres à cette époque, dans le cadre de situations souvent insolites, cocasses, ou les deux en même temps.La deuxième partie intitulée « L’inénarrable Si Djoudi », se présente pour sa part comme l’histoire d’un homme hors du commun, qui en son temps défraya la chronique, en des lieux divers où il vécut. Instituteur de son état, toute sa carrière se déroula en zone rurale, et l’essentiel de ce qui est relaté, eut pour cadre un village de colonisation, modèle du genre en l’occurrence.