Gi eBooks
eBooks di Titolo Gi editi da Raanan Editeur di Formato Epub
Gigi. E-book. Formato EPUB Colette - Raanan Editeur, 2024 -
Gigi est un recueil de nouvelles écrites par Colette en 1944. Le thème de la première nouvelle est celui des demi-mondaines de la Belle Époque, à Paris, et plus précisément celui du devenir d'une adolescente qui grandit et évolue dans ce milieu, s'inspirant de la relation de Yola Henriquet et du patron de presse Henri Letellier. Colette situe explicitement sa nouvelle en 1899, à Paris. Gilberte, dite Gigi, est une jeune Parisienne de quinze ans qui vit avec sa mère et sa grand-mère dans un environnement relativement modeste. Toutefois ce milieu féminin est fort intéressé par le beau monde et attentif aux ragots mondains. Sa mère, Andrée, est une célibataire au caractère effacé, chanteuse à l'Opéra-Comique. Sa grand-mère, Mamita, qui se fait appeler Mme Alvarez - du nom d'un amant jadis - et prénommée Inès, est une ancienne demi-mondaine, ou cocotte, aux modestes conquêtes. Déçue que sa fille n'ait pas fait carrière dans la galanterie, elle reporte ses espoirs sur Gigi. Elle est surtout aidée en cela par sa sœur, Alicia de Saint-Efflam, une femme de tête, au glorieux et lucratif passé de courtisane. Ainsi chaperonnée Gigi semblerait destinée aux amours vénales. Gigi entretient des rapports de bonne camaraderie avec le jeune Gaston Lachaille, le fils d'un supposé amant de Mamita jadis. Gaston est le richissime héritier d'une fabrique de sucre, grand noceur mondain parisien et séducteur réputé, qui fait la une de la presse mondaine et alimente les ragots. Celui-ci vient pourtant visiter régulièrement la modeste famille Sanchez, en tant qu'ami de la maison. Cela lui permet d'échapper un instant à sa vie mondaine trépidante. Cependant lorsque Gaston tombe amoureux de Gigi, la maturité et l'esprit décidé de Gigi se révèlent. Elle refuse de n'être qu'une nouvelle conquête, éphémère, pour le jeune homme, et destinée ainsi à une vie de demi-mondaine. Elle repousse ses avances, ce qui stupéfie et scandalise sa grand-mère et sa tante. L'amour de Gaston pour Gigi sera alors assez fort pour qu'il se résolve à demander sa main. Liste des nouvelles GIGI. L’ENFANT MALADE. LA DAME DU PHOTOGRAPHE. FLORE ET POMONE.
Gilles de Cesbres. E-book. Formato EPUB Delly - Raanan Editeur, 2020 -
Extrait| IPasca éleva entre ses mains la blanche soierie, et un rayon de soleil, glissant à travers les branches enchevêtrées des vieux hêtres, vint caresser la chatoyante moisson fleurie jetée sur l’étoffe souple par la main de la jeune brodeuse. Campanules, muguets, légères jacinthes, fraîches roses pompon semblèrent un instant, sous ce rapide jeu de lumière, vivre et palpiter, tandis que la brise tiède, venue des profondeurs du bois de Silvi, complétait l’illusion en apportant un délicat parfum de fleurettes cachées.Un sourire de satisfaction entrouvrit les lèvres de Pasca. Ses yeux noirs, veloutés, dont l’expression était singulièrement profonde, contemplèrent pendant quelques minutes son œuvre. Puis elle étendit sur ses genoux la feuille de soie et pencha vers elle, pour l’examiner dans tous ses détails, sa tête délicate, qui semblait supporter avec peine le poids d’une souple et magnifique chevelure d’un blond chaudement doré, dont une partie retombait sur la nuque et jusque sur le cou élégant que découvrait le col du très simple corsage blanc.– Je crois que ce sera joli, murmura-t-elle.Ses doigts agiles et fins se mirent en devoir de plier l’étoffe soyeuse. Quand elle l’eut enveloppée dans une toile blanche, elle la posa près d’elle, sur le vieux banc de pierre, puis, croisant ses mains sur ses genoux, laissant son regard mélancolique et grave errer autour d’elle, Pasca parut s’absorber dans une songerie profonde.Elle se trouvait dans une petite clairière, son lieu de prédilection, où chaque jour, quand elle le pouvait, elle venait travailler quelque temps. Un vieux banc était là, scellé au mur de l’antique oratoire qui abritait la statue vénérée de la Madonna del Fiore. Ce sanctuaire délabré avait une parure que d’autres plus somptueux eussent pu lui envier ; il disparaissait littéralement sous les roses. Celles-ci l’avaient pris d’assaut depuis la base jusqu’au faîte, elles se glissaient à l’intérieur par d’étroites fenêtres veuves de vitraux, s’avançaient sur le vantail de chêne à demi pourri par les intempéries, s’étendaient en longues traînes le long des colonnes du petit porche, et jusque sur le sol, envahissaient même le banc verdi où s’asseyait Pasca... Et bien loin, dans le bois, se répandait le parfum suave et enivrant de toutes ces roses...|